Lyon n’est pas la City !

La vidéo à voir absolument : Il faut un vœu pour être heureux

Sauvons les communes, pas les banques!

D e nombreuses communes en France sont au bord de la faillite, notamment depuis qu’elles ont souscrits des prêts bancaires à risques, connus sous le nom d’emprunts toxiques. De quoi s’agit-il ? Ce sont des prêts dont les taux d’intérêts sont variables : c’est-à-dire qu’ils évoluent suivant des valeurs boursières (par exemple, le taux de change euro/franc suisse). En clair, ce sont des taux qui peuvent augmenter d’un jour à l’autre (quelques fois jusqu’à 20 % ou 30 %) au gré du jeu en Bourse des financiers et des spéculateurs. Dès lors, le budget de la collectivité est ingérable. Sous la pression des banques, la priorité devient le remboursement des prêts et les élus se voient obligés de trouver des financements. Finalement, à cours de ressources, ils augmentent les impôts et procèdent à des coupes dans les financements des services publics.

Lyon ne possède pas ce type d’emprunts mais est directement menacée par eux, via le département du Rhône qui possède à lui seul ¼ des emprunts toxiques de tous les départements de France. Or, avec l’euro-métropolisation du Grand Lyon, Lyon risque d’en récupérer une partie puisqu’il s’agit de fusionner le département et l’agglomération.

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LE SAVIEZ-VOUS ?

La commune est l’échelon politique le plus proche des citoyens. Quand on parle de services publics communaux, il s’agit :

  • De la gestion des crèches et des résidences de personnes âgées via les centres communaux d’action sociale (CCAS)

  • Du financement des écoles maternelles et primaires.

  • De la création et la gestion des bibliothèques, musées, écoles de musique, salles de spectacle, manifestations culturelles.

  • De la construction et l’entretien des équipements sportifs, le financement des activités sportives, et des aménagements touristiques.

  • De la police de la ville.

  • D’une partie de la gestion de l’urbanisme (permis de construire, PLU) et de l’entretien de la voirie.

Au glass-steagall, citoyens!

L ors de la campagne présidentielle, François Hollande nous avait promis une bataille contre la finance : son objectif était de séparer les banques d’affaires et les banques de dépôts. Mais depuis son élection, rien n’a été fait ! Et dans les médias ? On n’en parle plus. Cette réforme est pourtant essentielle : c’est elle qui disait non à l’austérité et ouvrait les portes de la relance économique en mettant hors d’état de nuire les prédateurs financiers. Son efficacité ? L’histoire nous la rappelle : après la guerre, ce fut une priorité du Général De Gaulle. Elle permit de rétablir l’emploi et le pouvoir d’achat qui firent le dynamisme des Trente Glorieuses. Aujourd’hui, c’est à nous de faire pareil !

picto-voeuMobilisation

Il ne peut y avoir d’issue positive à la crise économique sans la mobilisation des Françaises et des Français. Pour que notre gouvernement opère un changement radical dans la direction politique qu’il a adoptée, nous, citoyens, devons nous hisser en acteurs du changement dont notre pays a besoin en faisant contrepoids au lobby bancaire qui pèse sur nos dirigeants ! Pour cela, à Lyon comme ailleurs, nous devrons élever au plus vite les débats. Vite, rassemblons-nous pour que Lyon adopte un vœu pour une séparation des banques et dicte à notre Parlement le chemin à suivre !

picto_loupeCommission d’enquête

Séparer les dettes légitimes et les dettes illégitimes (usure et renflouements) : ne doit être payé que ce qui correspond à du travail humain et aux investissements productifs. Toutes les dettes dues à l’usure et à la spéculation doivent disparaître (notamment les emprunts toxiques du département du Rhône). C’est la seule solution pour éviter l’inflation et le saccage social.

picto_couperCouper les banques en 2

Séparer les banques d’affaires, les banques de dépôt et les sociétés d’assurances, afin de protéger l’économie réelle et productive, l’épargne des citoyens, les entreprises, les collectivités locales et les services publics, et mettre en faillite les banques qui ont spéculé dans le casino financier. Nous ne sommes pas responsables des dettes de jeu. Le peuple n’a pas à renflouer ceux qui le trompent.

pictos_creditCrédit productif public

L’Etat doit pouvoir émettre du crédit public afin de financer les grands projets, les infrastructures et renflouer le service public et les collectivités territoriales pour réaliser leurs projets. Ainsi mettrons-nous fin au prétendu problème de la dette, dette sans cesse creusée par les taux d’intérêt usuriers qu’imposent les banques privées.

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